Nous l’avions rencontré il y a tout juste 2 mois, Marc TOESCA, célèbre animateur radio et présentateur vedette du Top 50, nous dévoilait alors son projet, celui de relever le défi de l’IRONMAN !

Triathlète à ses heures et habitué des sports d’endurance, il n’a encore jamais osé se frotter à l’épreuve mythique ! Un challenge en ligne de mire et qui devrait aboutir puisque Marc entre dans « sa » dernière ligne droite comme près de 2800 autres athlètes amateurs !

Confidences du néophyte IRONMAN… en route pour obtenir le statut de « Finisher 2013 » !

 

Nous vous avions rencontré il y a 2 mois… nous voilà à 13 jours du grand Jour… Comment allez-vous ? Comment vous sentez-vous physiquement ? Moralement ?

Très bien… (Je touche du bois). L’entraînement Ironman m’a apporté ce que je recherchais : un bien-être moral et physique (attention, les filles, j’ai perdu 2 tailles de Jean’s), plus sérieusement, c’est un peu comme un grand nettoyage de printemps «intérieur» ou appuyer sur le bouton «reset» de son existence…

Je réalise, aussi, la chance d’être au cœur de la fête, 3 décennies après mon premier Nice…

Le triathlon et la préparation à l’IRONMAN demandent beaucoup d’heures d’entraînement ? Pouvez-vous nous dire en moyenne combien d’heures par semaine vous avez consacré à l’entraînement cette année ? Avez-vous eu des soucis en particulier ? Blessure,… ?

Hé, hé… je ne vais pas dévoiler, aux Pros, tous mes secrets de préparation…

Depuis le 1er avril où j’ai commencé ma prépa Ironman, mon compteur affiche 174h36mn11 s d’entrainement pour 74,40 kms de natation, 2515,16 kms de cyclisme et 361,25 Kms de cap. Une moyenne de 14h/18h par semaine, à la louche dont 5 jours de stage avec Guy Hemmerlin mi-mai.

Côté bobos, une bonne grippe au mois de février et le réveil d’une vieille déchirure au mollet droit en mars qui m’a privé de CAP pendant 4 semaines.

Dans l’ensemble le «vieux diesel» a bien résisté (je retouche du bois). 

Une année 2013, marquée par des conditions météo difficiles (même dans le sud de la France)… cela a-t-il perturbé votre préparation ?

Oui!!! J’ai attendu ce printemps  avec impatience, les premières remontées du thermomètre, les jours qui rallongent, ranger les sur-chaussures, les gants et bonjour les gambettes au soleil. Tu parles! En mars pour sortir le vélo il fallait se faire greffer des branchies.

Météo catastrophique et contracture, la fin de l’hiver a été une période blanche, moralement difficile où l’envie avait un peu disparu.

Vous approchez le point culminant de votre challenge… qu’est ce qui a été le plus dur pour vous pendant tous ces mois de préparation ?

Le plus dur??? La mention catégorie «V4» sur ma licence! Cet hiver la remise en route a été délicate et pénible.

Dans les bosses, j’avais l’impression de m’être muté en mammouth asthmatique et en course à pied d’être chaussé d’une paire d’enclumes.

C’est dur de terminer les sorties club…seul, largué dans la Pampa à se dire « t’es cuit mon gars laisse tomber… Tu ne seras jamais un IRONMAN».

S’il fallait refaire toute cette préparation, feriez-vous les choses différemment ? Changeriez-vous quelque chose en particulier ?

Sur un plan général non, puisque je me sens plutôt pas mal à quelques jours du départ. Si l’on ne cherche pas une performance, rester à l’écoute de ses sensations peut-être la meilleure des préparations, mais pour cela il faut  bien se connaître et avoir une bonne dose de volonté ou d’inconscience pour garder son objectif en ligne de mire.

Si je devais changer quelque chose en particulier: oui, j’ai manqué de rigueur en CAP d’où blessure et à vélo, trop tardé à mettre «du braquet».

Avez-vous une appréhension en particulier ? Des doutes ? (parcours, alimentation, chaleur).

Je n’ai pas d’appréhension particulière. Ce doit être «L’ironman attitude» avec l’entrainement on finit par démystifier les distances et dompter la douleur… J’ai essayé de ne rien laisser au hasard pour profiter au maximum de cette journée: Rouler sur le parcours et tester «en live» les produits « Powerbar» qui passent super bien…  En y réfléchissant bien, il y a toujours une petite boule dans le ventre pour rappeler que «Oh Coco tu t’alignes sur un Ironman!».

On peut dire que vous connaissez plutôt bien voir très bien les lieux… pouvez-vous nous dire un mot sur le parcours vélo et donner quelques conseils aux athlètes qui s’élanceront le 23 juin prochain et qui découvriront le parcours de l’IRONMAN France Nice ?

Ce que j’ai entendu, d’abord: la partie vélo commence au sommet du Col de L’Ecre, et c’est vrai. Le parcours est exceptionnel, entre mer et montagne, sur les rampes du col la vue s’étend jusqu’à St Tropez.

Il faut savoir rester sage, concentré et pas trop taper dedans jusqu’au faux plat du plateau de Caussol après on peut se libérer et «envoyer la bracasse» même si les huit kilomètres de la côte St Pons peuvent faire très mal à un concurrent un peu entamé. Et dernier détail qui a son importance. Au retour dans la plaine du var on est sûr à 99% de prendre un vent assez fort en pleine poire… C’est mon feeling, après rien ne vous empêche dès la sortie du parc de balancer le 55×11 et le garder pendant 180 bornes.

Avez-vous un objectif de temps dans un coin de la tête ?

Dans un coin de la tête oui…

Quelle sera votre force et votre faiblesse sur ce genre d’épreuve d’endurance ?

La force: l’expérience, sans doute, et d’avoir le plaisir  pour seul objectif.

Les faiblesses? On verra.

Un pronostic sur le podium 2013 de l’IRONMAN ?

Un belge, devant un belge et un belge… Je ne vois pas, aujourd’hui encore, qui pourrait contester la suprématie de Van Lierde. Côté fille, je verrai bien Jeanne Collonge cette année à Nice.

Un conseil pour un néo-triathlète qui hésite encore à se lancer dans l’aventure de l’IRONMAN ?

N’attends pas d’être V4 pour te mesurer à la légende…

Et un dernier mot pour vos « adversaires / compagnons de route » du jour qui se frotteront à l’IRONMAN le 23 juin prochain !?

Une citation du grand philosophe Jean Claude Van Damme:

«Si tu ne vis pas ce moment à ce moment là, il faut que tu attendes le moment suivant pour revivre ce moment à ce moment là…»

Sinon vivement le 23 à 6h31!

 

Un grand merci à Marc pour sa gentillesse et pour sa disponibilité ! Retrouvez-le vendredi 14 juin sur l’Equipe 21 où il nous livrera très certainement ses dernières impressions avant la course qu’il attend impatiemment !

Souhaitons-lui le meilleur et rendez-vous le 23 juin pour suivre son aventure !